Chelsea Wolfe

Chelsea Wolfe
Née en 1983 à Sacramento (Californie), CHELSEA WOLFE passe son enfance dans le studio de son père musicien de country et enregistre dès l’âge de neuf ans des morceaux pour elle et ses amis.

Dans la première moitiés des années 2000, CHELSEA WOLFE joue un blend folk/gothic similaire à celui magnifié par David Eugene Edwards dans Woven Hand, mais ici l’approche est résolument plus pop, les nombreux piano-voix de "Mistake In Parting" (2006) renvoyant davantage à une Tori Amos endeuillée par la mort de Jeff Buckley qu’à l’insaisissable hybride que l’on connaît aujourd’hui. Si elle peine à assumer ce premier album, en perpétuelle insatisfaite, elle y pose néanmoins un certain nombre d’éléments qui feront d’elle la musicienne étrange et envoûtante qui a séduit les médias les années suivantes : une voix grave et mélodieuse charriant une mélancolie dark, un héritage folk marqué et un attrait certain pour l’imagerie post-punk.

C’est "The Grime And The Glow" (2010, Pendu Sound) qui est considéré comme son véritable premier album, enregistré sur le huit-pistes portable d’un ami, on peut notamment y entendre une version très primitive et saturée du "Moses" noyé dans une réverb’ glauque, morceau qui contribuera à la consacrer sur l’album suivant "Apokalypsis". CHELSEA WOLFE focalise l’attention de la scène alternative californienne avec ce disque étrange, mêlant folk, incantations death rock et ambiance fantasmagorique ultra lo-fi renvoyant aux albums hantés du black metal originel.

Cette position au carrefour de mondes musicaux diamétralement opposés lui ouvre avec "Apokalypsis" (2011, Pendu Sound) les portes du succès critique et public dans la sphère indé et celles du label Sargent House (Russian Circles, Deafheaven, And So I Watch You From Afar, Boris…) nous sommes en 2012. La jeune musicienne handicapée par un trac d’avant concert terrible devient alors une icône à l’image soignée qui attire les médias tels Pitchfork NPR, The Quietus… et synchronise ses titres pour la télévision. Son accointance avec la sphère metal la fait partager la scène du prestigieux Roadburn Festival, où elle enregistre un album live, et elle reprend un titre de Burzum, "Black Spell Of Destruction" sur son album acoustique "Unknown Rooms: A Collection of Acoustic Songs" (2012, Sargent House) la même année. Cette proximité qui lui a longtemps fait coller l’étiquette "doom folk" ne s’évapore qu’avec la sortie en 2013 de "Pain Is Beauty" (Sargent House), beaucoup plus électronique et faisant clairement basculer la musicienne dans un registre aux contours moins définis.

Sur scène, accompagnée de Ben Chisholm, Kevin Dockter et Dylan Fujioka, sa musique prend l’allure d’une veillée funèbre électrique et désarmante de sensibilité. Au centre de la cérémonie, la voix de CHELSEA WOLFE à l’expressivité toute pop vous traverse dans un souffle glacé et quiconque entend ses complaintes funèbres comme "Feral Love" ou "Tracks (Tall Bodies)" ne peut qu’être envoûté par cette beauté à la froideur cadavérique.

Poursuivant son irrésistible ascension, CHELSEA WOLFE sort en 2015 "Abyss" qui voit le spectre de sa musique s’étendre davantage vers plus d’obscurité et de lourdeur, un nouveau sommet artistique pour la diva des ténèbres.
Etats-Unis
Sargent House

Disponibilités

2018

Territoire

France

Agent

Melaine Bricet

Roster