Rosetta

Rosetta
Dans la famille des groupes qui ont traversé les années avec constance, malgré le retombée du soufflé postcore, je demande le fils : ROSETTA.

Depuis le split d’ISIS, de nombreux disciples portent avec talent son héritage mais peu offrent l’ambivalence jouissive de son metal mi-aérien/mi-massif avec autant de feeling. Avec CASPIAN, ROSETTA fait partie de ces groupes d’exception qui maîtrisent les codes propres au metal pour astronaute avec la part d’émotion sincère qu’il faut pour parler à nos petits coeurs de metalheads douillettes (Miiiiiiiiiike !!).

Formé à Philadelphie en 2003 autour de Mike Armine (chant), Dave Grossman (basse), Bruce McMurtrie (batterie) et Matt Weed (guitare), ROSETTA démarre très fort avec le LP « Galilean Satellites » en 2005, premier (double) album chez Translation Lost (Mouth Of The Architect, Total Fucking Destruction…). On découvre un groupe certes marqué des poncifs du postcore qui connaît alors son apogée avec le « Salvation » de Cult Of Luna, le « Panopticon » d’Isis et « The Eye Of every Storm » de Neurosis, mais maniant le genre avec brio et offrant des shows hauts en émotions. Le groupe se fait remarquer dans le petit monde des musiques lourdes avec des concerts menés par un Mike impérial, chantant la moitié du set hors micro et invectivant le public en plantant son regard fou droit dans le sien. ROSETTA décline depuis une discographie conceptuellement marquée par l’exploration de l’espace interstellaire et dessine des albums alternant entre vol en apesanteur et gros rétamage sur des planètes géantes. L’album « Wake/Lift » scotche une bonne partie de la critique en 2007, puis viendra « A Determinism Of Morality » trois ans plus tard.
Le groupe participe parallèlement à une pelleté de split-cds, avec notamment Year Of No Light, Balboa, City Of Ships…

Le dernier album « The Anaesthete », sorti en août 2013 et voyant le groupe se séparer de sa maison de disque historique pour l’autoproduire (version physique toutefois prévue chez Debemur Morti à l’automne), ne change pas foncièrement la donne stylistiquement parlant mais alourdit considérablement le son de ROSETTA. Les Etasuniens jouent toujours des parties post-rock légères mais cette fois le côté sludge des gros riffs ressort comme jamais, certains passages rappelant carrément les déluges de plomb de Knut.

Corrigeant les partis pris de production un peu handicapants des précédents disques, ROSETTA revient plus lourd et clair que jamais, avec l’inspiration intacte qui caractérise les longues heures de musique glacée dont il a le secret.
USA
Golden Antenna

Catégorie

  • Noise/Metal
  • Disponibilités

    Pas de tournée prévue pour le moment

    Territoire

    France

    Agent

    Thibaud Milhau

    Roster